le rond point de tous les dangers.



Le problème du Rond Point de l’Europe est de plus en plus aigu. Il représente un enjeu de sécurité qui nécessite l’intervention urgente des autorités.

Le CIQ MENPENTI 10ème n’a cessé de donner des signaux d’alerte sans succès. Les riverains s’impatientent et n’en peuvent plus car rien ne se fait pour éviter le pire. Certains se disent découragés face au mutisme et au désintérêt des décideurs. On peut comprendre.


En attendant, les embouteillages, la colère des automobilistes, le stress des piétons ne font qu’empirer. On ne peut que dénombrer les accidents qui surgissent mettant en cause des voitures, des deux roues, des piétons.


Rien de grave pourrait-on dire : tôles froissées, véhicules inutilisables, fractures et traumatismes divers des accidentés conduits aux urgences mais … pas encore de décès. Un vrai miracle! On se demande quel sera le déclic qui viendra interpeller les responsables. Faudra-t-il attendre un mort avant qu’ils n’interviennent ?


Ce dossier s’inscrit dans un imbroglio dont seule l’Administration a le secret. En 2011, le CIQ De MENPENTI avait fait part de ses inquiétudes concernant le caractère accidentogène du Rond Point. Les interlocuteurs avaient poliment manifesté leur intérêt sur le sujet en envisageant un délai de réflexion. En 2017 le dossier a été mis à l’écart. 15 rencontres en 6 ans ; qui dit mieux ? Tout cela pour RIEN ! Face à l’urgence de la situation, la capacité de réaction des responsables a montré toute l’étendue de la logique bureaucratique par essence génératrice de lenteur et de rigidité. Le processus de décision a nécessité la multiplication des formalités et correspondances diverses. Les interlocuteurs ont déclaré ne pas être les décideurs. La « patate chaude » a circulé de mains en mains sans trouver le bon responsable, jetant ainsi un glacis paralysant sur le projet. La machine à ne rien faire a bien fonctionné en annihilant la bonne volonté d’un CIQ soucieux des intérêts des riverains.


Pendant ce temps, les problèmes subsistent, aucune solution n’est envisagée. Le déni s’installe confortablement et la situation ne fait qu’empirer au détriment de la sécurité. Les lenteurs, les insuffisances et les carences administratives sont de plus en plus mal supportées par des administrés devenus exigeants et revendicatifs. Le CIQ refuse de montrer sa résignation et poursuit son obstination. Il a élaboré des propositions d’aménagement qui visent à la mise en place d’une situation plus saine et plus sécuritaire. Elles sont à la disposition des autorités. Leur responsabilité est engagée.


L’insoutenable lenteur des réponses face à un problème grave a atteint les limites de la patience. Il s’agit désormais d’apporter des réponses face à une demande de plus en plus forte. Le temps de la réflexion est passé, le temps de l’action devient une exigence.

Le CIQ est dans son rôle quand il fait remonter et quand il alerte. La décision ne lui appartient pas. Le CIQ propose et les autorités disposent. Tout le monde s’accorde à dire que la sécurité n’a pas de prix. Alors ne provoquons pas le destin. Prenons les mesures avant qu’il ne soit trop tard.


Il ne faudrait pas que les regrets que nous manifestons se transforment en remords.

J.C. LE GALL




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